Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.
Douglas Kennedy
Bien content du premier, j'enchaîne avec un autre Douglas Kennedy.
Curieux sentiment de relire le même livre tant sont proches la trame dramatique et les caractères et les thèmes. Un peu comme deux Woody Allen, sauf qu'en général, on a un an entre deux.
Excellent roman néanmoins où le bonheur sucré d'un coup de foudre entre deux correspondants de guerre sous les tirs des belligérants fait place à l'abîme de la dépression et à de sinistres complots conjugaux. Le suspens est si bien mené que je n'ai pas lâché le livre jusqu'à savoir, dans les toutes dernières des presque 600 pages, ce qu'il advient finalement.
J'ai retrouvé cet humour particulier, ce détail méticuleux du quotidien lorsqu'il devient oppressant (c'est du Buñuel), un jeu de miroirs que j'ai trouvé drôle et bien vu entre les travers des Britanniques et ceux des Américains, des personnages secondaires très réussis, autant de notes qui constituent apparemment l'univers de Douglas.
J'en lirai sûrement d'autres mais… dans quelques mois.