Je quitte Tokyo pour quelques jours à Saïgon voir mon père qui y vit. Une obscure histoire de visa m’empêche de débarquer sur le territoire vietnamien. Désolé Papa, à remettre…
Là, ça tourne au mauvais remake de Terminal. Je suis condamné par un tribunal de police à errer dans la zone de transit avant d’être réexpédié à Tokyo. N’ayant rien de particulier à y faire, je décide de prolonger directement pour rentrer à Genève. Un marathon au total de plus de 48 heures entre avions et salles de transit !
Je vole en ce moment entre Saint-Pétersbourg et Copenhague, longeant le golfe de Finlande et la mer baltique sur lesquels la vue est superbe. Je ne sais plus ni le jour ni l’heure tant j’ai pris de repas, dormi, bougé, redormi, remangé… Cela inverse la proposition du poète : « Ô vol, suspends le temps ».