A nouveau levés à l’aube, nous voici enfin au marché aux poissons. Impressionnant ! D’abord, une cohue indescriptible de véhicules de toutes sortes, du vélo au camion en passant par des nuées de petits tracteurs conduits, tels un char romain, par un homme debout. Passé ce “périphérique”, on accède aux halles. Là, un labyrinthe d’échoppes regorgeant de marchandises : énormes thons congelés en divers états de débit, minuscules caissettes de crustacés, seaux d’anguilles, paniers de crabes, monceaux de crevettes, plateaux de moules géantes et tant d’autres amas d’espèces que je ne saurais nommer. Vivement éclairées au néon, des dames dans de toutes petites cahutes font d’incessants calculs. L’ensemble est grouillant, bruyant, vertigineux. Je ne peux m’empêcher de penser au génocide que cela représente…