Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.
Je passe devant l’échoppe d’un horloger de mon quartier. C’est une de ces boutiques de quartier tenues par un artisan. Une de ces boutiques où on va pour changer une pile ou un bracelet. Une de ces boutiques où la vitrine n’a pas changé depuis des lustres. Tout juste quelques variations saisonnières comme, par exemple, des étoiles en papier brillant et des houppes de coton posées çà et là pour faire Noël. Enfin, c’était une de ces boutiques.
Le monsieur a dû cesser son activité et des travaux ont débuté. La vitrine se résume maintenant à un fagot de planches posées sur le côté, laissant apparaître ce qui fut l’atelier et l’arrière boutique, les murs marqués de ce que fut tel ou tel coin. En un coup d’œil, une trentaine de mètres carrés peut-être, en un coup d’œil trente ans de métier, sans doute.