Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.
Ou comment faire du neuf avec du vieux…
N’ayant jamais lu les romans de Flemming, je suis bien en peine de dire si c’est plus fidèle ou pas et peu importe.
Le mythe est revisité et dépoussiéré. Jouons au jeu du Avant-Après : le générique parfaitement dans la ligne ; juste ce qu’il faut de gadgets même si c’est sans Q ; peu d’effets spéciaux (sinon cette incroyable scène où un palais vénitien s’enfonce dans la lagune) ; une course poursuite dans un chantier avec des cascades à couper le souffle ; bagnoles de luxe, suites somptueuses et plages de rêve ; le thème musical à nouveau décliné puis cité en final, bref tout le vocabulaire de la série est bien là, y compris le famosissime "My name is Bond, James Bond."
Au fond même le personnage de Bond n’est pas tellement différent des autres, sinon qu’il saigne comme un cochon sur son smoking et qu’il lui arrive d’être décoiffé.
Pour ma part, les principales améliorations concernent la femme et le méchant.
Les Bondettes ont laissé place à la très troublante Eva Green qui est parfaite dans un rôle bien plus épais que ceux dévolus aux femmes dans les épisodes précédents. Le méchant n’est pas un mégalomane qui veut dominer le monde mais un homme puissant menacé. Au fond, ce sont surtout ces deux derniers personnages qui ont gagné en humanité dans l’affaire.
Vivement le suivant ! Ce film m’a réconcilié avec la série.