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Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.

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Allô chéri, t'es où ?

Une conversation entendue ce matin dans le train. Une femme emprunte à un passager son téléphone portable et compose nerveusement un numéro :

« Chéri, t’es où ?… Ah bon, je ne suis pas dans le bon train ?! … Ben là, on arrive quelque part… OK, je descends. A tout à l’heure. Je t’embrasse. »

A mon avis, ces deux là ne sont pas près de se trouver.

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T
Cébo !<br />  <br /> <br /> Et si on écrivait un roman à six mains ? Il y a toujours le fabuleux destin de Marie Mélinand (voir le 17 mars) qui nous attend.
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J
Le quai de la mégisserie à Paris est le lieu de rendez vous des amoureux de la nature en pots et en cages.<br />  <br /> <br /> Un défilé incessant de badauds flânent entre deux rangées : à droite, les bambous, camélias et conifères ; à gauche, les lapins nains, poissons rouges et hamsters.<br />  <br /> <br /> Rodolphe est un habitué du quai.<br />  <br /> <br /> Il vient y chercher le dépaysement que  lui procure la végétation exposée. Il aime aussi se dire qu’il pourrait acheter un de ces animaux de compagnie pour compenser ses échecs dans les relations humaines.<br />  <br /> <br /> Sa vie sentimentale, il n’ose plus dire amoureuse, lui paraît une suite de méprises et d’abandons. Il se sent souvent comme ces petits chiots enfermés dans leur tristes cages quémandant de leur regards humides un peu d’affection.<br />  <br /> <br /> Sa fiancée actuelle- il aime utiliser le terme suranné de fiancée, il lui semble inscrire leur relation dans la durée- est gentille, même si son timbre de voix et sa propension à l’appeler « chéri » à répétition agace Rodolphe.<br />  <br /> <br /> Muriel n’a pas la beauté sur laquelle Rodolphe fantasmait plus jeune, mais elle est indépendante et le laisse vivre à son rythme. Il se  dit qu’il doit tout faire pour préserver cette relation et fait beaucoup  d’efforts pour être à l’écoute de Muriel, mais aussi l’amuser et la surprendre. Il a lu dans un magazine féminin que c’était le secret des couples qui durent. Il applique donc la recette.<br />  <br /> <br /> A la devanture du magasin « Au castor agile », le regard de Rodolphe est attiré par un perroquet multicolore. Il a toujours aimé  les psittacidés et s’approche de la cage. Il s’agit d’un ara d’Amazonie à dominante rouge et jaune. Un petit carton fixé sur la cage indique son nom « Lorna » et précise sa race « Ararus magnificat »<br />  <br /> <br /> Rodolphe  détaille le bec de l’animal, inspecte son plumage et en particulier les longues plumes multicolores de sa queue.<br />  <br /> <br /> La couleur des plumes caudales est un bon indicateur de la santé de l’animal. Le rouge vermillon et les tâches bleu outremer de la queue de Lorna prouvait sa bonne santé. Encore une différence entre le perroquet et l’homme, se dit Rodolphe.<br /> Perdu dans la contemplation de l’animal et supputant un achat éventuel, Rodolphe entend son portable sonner. Il doit supporter la musique préférée de Muriel (la 6ème massacrée par les Sex Pistols) qu’elle a installé sur son combiné. Afin de réduire la durée de ce massacre, il répond rapidement et appuie par erreur sur la touche haut parleur. La voix nasillarde  de Muriel emplit le recoin du magasin ou Rodolphe contemple l’animal.<br />  <br /> <br /> « T’est où, chéri »<br />  <br /> <br /> Avant que Rodolphe ait eu le temps de supprimer la fonction haut parleur et de répondre, il entend le perroquet dire de sa voix métallique « OOOh, c’st fou chéri ».<br />  <br /> <br /> Muriel, soupçonneuse, lui demande avec qui il est.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Rodolphe se dit qu’elle ne croira jamais son explication.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Le temps des ennuis et de la solitude est revenu.<br />  <br />
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P
Râh lovely!  Merci d'avoir insisté, Thierry: comment aurions-nous pu continuer à vivre en ignorant cela?   De la belle ouvrage!  Flaubert, au panier!<br /> Pedro 
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J
Rodolphe attendait depuis trois heures dans la salle d’attente surchargée de son vétérinaire de famille.<br /> Le bon docteur de Messemaeker était submergé de demandes de rendez vous après la décision d’obliger les chiens à porter une muselière dans les parcs de Genève. La seule façon d’échapper à la stupide mesure était de fournir un certificat médical, ce qui justifiait le taux de remplissage de la salle d’attente surchauffée. <br /> Certains motifs de certificats, cités par le Tribune ce matin,  étaient ineptes « l’état de santé mental de Rex est incompatible avec le port de muselière » voire risibles « le chien portera sa muselière dès réception de celle ci qui a été commandé chez Hermès, l’article n’étant pas référencé dans le magasin de Genève »<br /> Lorna était enfin endormie au pied de Rodolphe. <br /> Les deux premières heures dans la salle d’attente avaient excité la chienne qui a passé son temps à renifler les postérieurs des nombreux congénères présents. La salle d’attente était ainsi transformé en backroom canin au grand dam des propriétaires qui décidèrent, après un moment de gêne, d’ignorer ces élans.<br /> Rodolphe avait dû expliquer à sa voisine l’origine du nom Lorna. Il inventait à chaque fois une histoire différente, ne voulant pas révéler la vraie raison de ce nom : Il y a deux ans, sa copine était partie avec un Hell’s angel grec. Pour se consoler il avait acheté ce teckel  et pour se venger avait donné au chiot le nom de la chienne.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> L’ameublement de la salle d’attente était hétéroclite. <br /> Le vétérinaire s’était sans doute débarrassé de tous les meubles qu’il jugeait indigne de figurer dans son appartement privé. En particulier, la table de nuit en contreplaqué clair entre Rodolphe et sa voisine. C’est sur cette table de nuit que Rodolphe avait posé le téléphone portable qui encombrait les poches de son bermuda. <br /> Le déclenchement de la sonnerie (la 6ème revue par les sex pistols) réveilla quelques chiens et leurs propriétaires qui jetèrent des regards désapprobateurs à l’objet sonore et à son utilisateur. Rodolphe, qui pestait contre le sans gêne des utilisateurs de portable dans le TGV Macon-Genève, cherchait fébrilement à se saisir de l’appareil pour faire cesser cette diarrhée sonore (comment avait il pu être aussi veule pour accepter qu’un ami lui télécharge cette stupide sonnerie pour 3 FS+ coût du SMS ?)<br /> Quand il décrocha enfin, il eut la désagréable surprise d’entendre celle qui se prenait pour sa fiancée, Muriel lui demandant « t’est où , chéri » <br />  <br />  <br /> <br /> En raccrochant rageusement, il décida de passer au chenil acheter un deuxième chien dont il connaissait déjà le nom...
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J
J'ai tapé la suite de l'histoire et en appuyant sur "publier", j'ai eu un message d'erreur. <br /> Sans trop m'énerver, j'ai retapé une histoire( pas exactement la même car je ne peux pas imprimer...) Encore une fois, en appuyant sur Publier, messsage d'erreur.<br /> Alors, je craque. Tu siroteras ta fille de joie tout seul...
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T
Allez, allez, encore un effort. Un coup de collier ou un coup de rein... Et le roman amorcé par Pedro pourrait bien prendre son envol ! Un conseil : écris d'abord ton texte dans un bon vieux traitement de texte. Cela assure à la fois la vérification orthographique et permet de mémoriser le texte au cas où le méchant message d'erreur surviendrait de nouveau.<br /> Courage, cela va finir par marcher.  Je suis trop curieux de la suite des aventures de Rodolphe, Lorna et Muriel.<br />