Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.
J'ai besoin d'ouvrir un compte en banque. Ce n'est pas bien loin mais apparemment, il faut y aller en voiture, le scooter n'étant pas considéré ici suffisamment bien pour arriver dans une banque. Donc chauffeur, limousine, voiturier, portier… pour arriver dans un hall de banque, immense, cloisonné de parois vitrées en petites boites. Chaque boite a une fonction précise et est occupé par deux ou trois personnes. Toutes ont le dernier modèle d'écran plat. Très affairé, genre ruche même si, en fait, je compte assez peu de clients.
Vu l'importance de mon équipage, on me guide vers le premier étage. La procédure commence. Et quelle procédure ! J'ai recopié sur plusieurs formulaires mes coordonnées et signé au moins douze papiers. Au terme de ce majestueux protocole, me voilà enfin titulaire d'un compte. Vite à la piscine, je dégouline.
En fin de journée, je vais voir un oncle un peu en dehors de la ville. Sortir du centre à cette heure là est une épreuve. C'est l'heure des sorties d'école et de bureau. Le trafic des scooters atteint son paroxysme. Ils bougent comme des bancs de poissons. Compacts et fluides, ils virevoltent sans jamais s'arrêter. Une forme de ballet très habile qui serait plaisant si ce n'était les gaz et l'incessant tintouin des klaxons. Nous avons mis une heure et demie pour faire quelques kilomètres.