Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.
Rangeant quelques papiers, je retombe sur la copie d’un article que j’ai trouvé particulièrement savoureux dans La Tribune de Genève. Sous le titre « Grandeur et décadence du point-virgule, hommage et autopsie », Jérôme Estèphe observe que ce signe de ponctuation a disparu de nos écrits. Il avance quelques explications parmi lesquelles je retiens :
a) la ponctuation n’est plus une science exacte ; ses gardiens naturels, les typographes, ont disparu depuis que tout un chacun rédige au moyen d’un ordinateur.
b) la pensée se raccourcit ; les phrases s’abrègent ; le point virgule tombe.
c) il cite Corinne Desarzens, auteur romande, qui n’aime pas les points-virgules, intermédiaire entre le point et la virgule : « on vous pousse, ou vous arrête. C’est un sournois ».
Bon, j’ai quand même réussi à en mettre trois dans ce texte.