Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.
Super film !
Les auteurs, une bande de potes si j’ai bien compris, ont créé un univers particulièrement réussi :
Une atmosphère de polar dans le Paris en 2054 ; un code visuel noir et blanc très cohérent et d’un réalisme bluffant ; des tonnes de référence à la BD (Tardieu, les Triplettes de Belleville, Enki+Bilal, etc.) bien sûr mais aussi au film noir des années 50 (Hitchcock, Bogard, etc.) et aux meilleurs des films d’anticipation (Métropolis, Blade Runner, 1984, Bienvenue à Gattaca) ; le tout au service d’une intrigue très bien ficelée sur le thème de la recherche scientifique et du sens du progrès (1984, Globalia (voir ici le 3 février 2006)).
Un mot sur le visuel : ce film a créé et remarquablement exploité un nouveau vocabulaire visuel. S’y mêlent des images calquées sur des acteurs réels, des références à notre immense bibliothèque visuelle commune (le logo Coca Cola qui sera toujours le même en 2054, l’architecture haussmannienne, etc.), des images futuristes (les voitures ressemblent fort aux concepts cars Citroën). L’animation est parfaite, du jamais vu à mon avis.
Restez pour le générique. Je le fais toujours, c’est pour moi l’équivalent des applaudissements au théâtre. Mais là, on apprend plein de choses. Les métiers de maquilleurs, perchmans, etc. ont bien sûr disparu au profit d’une quantité de nouveaux métiers dont je suis bien incapable de restituer la liste. J’ai retenu toutefois que quatre personnes ont assuré l’animation des yeux. La toute fin du générique est mignonne. Les auteurs remercient un tas de gens, font des bisous et des poutous en tout genre pour finir par saluer les bébés de la production. J’imagine qu’il s’agit des enfants nés pendant les six ans qu’a duré la formidable aventure de la création de ce formidable film.