Mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes quand même, quelques citations que j'aime.
Françoise Chandernagor est une très brillante romancière dont je guette toujours le prochain titre. En 1995, elle a reçu le Grand prix du roman historique Sola Cabiati de Paris pour L’enfant des Lumières.
Nous sommes au XVIIIème siècle à la veille de la Révolution. Ruiné par plus malin que lui, le comte de Breyves se suicide ne pouvant faire face à la ruine et au déshonneur. A cette époque, le suicide est une honte absolue qui met implacablement la famille au ban de la société.
La comtesse quitte Paris, la Cour et sa brillante vie pour se réfugier dans ses terres avec son jeune fils, Alexis, et y vivre modestement. Informée des motifs de la ruine de son mari, elle ne vit plus que pour sa vengeance dont le bras sera le jeune Alexis. Elle l’éduque à la dure, le forge pour en faire l’arme du châtiment.
Lisez le livre pour en savoir plus. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu.
Le roman est, comme toujours avec cet auteur, d’une remarquable vérité historique. Mais c’est surtout, à mon avis, une très belle réflexion sur l’éducation, le sens et les limites de l’éducation et aussi sur l’émancipation, celle d’Alexis comme celle de toute la société qui, des Lumières, passe à la Révolution.