J'ai déjà parlé de ce boucher hors pair et de son saucisson à cuire. Me voilà à l'étal pour approvisionner les excès de table des jours à venir. J'aime le choix. C'est de la belle marchandise, présentée sans fard ni chichi. Les gestes du professionnel sont rapides, précis, à la fois rudes et aimants. Puis, on passe à la caisse dans un petit bureau à part, décoré de calendriers de vaches et de schémas de découpe qui indique les noms consacrés : la macreuse, le paleron, le gîte, le flanchet, le jumeau… Coffe aimerait.