Mes films

Jeudi 24 novembre 2005

Vu Match Point, le dernier film de Woody Allen. Sacré Woody ! Il nous sort un film de facture bien différente, pour une fois, mais qui porte bien sa marque. Cela aurait pu être du Ivory ou du Hitchcock mais c’est définitivement du Allen. Pour deux raisons à mon avis : la musique qui est un personnage en soi comme seul Woody Allen sait utiliser la musique ; la chute mais chut ! Sacré Woody !

Par Tobhogan
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Mercredi 4 janvier 2006

Vu Un homme d’exception (titre original A beautiful mind) de Ron Howard. Russell Crowe y incarne très brillamment le rôle de John Nash, un génie des maths qui, en 1947 à l'université de Princeton, a élaboré une théorie économique.

Mais le génie ne va pas sans une pointe de folie. Beau film sur la schizophrénie et les affres de la créativité.
Par Tobhogan
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Vendredi 10 février 2006

Comme souvent lorsqu’un film est célébré autant par le public que par la critique, j’ai été un peu déçu au moment même de la projection. J'attendais sans doute trop. Mais comme souvent lorsqu’il s’agit d’un grand film, j’y repense après la séance. C’est un grand film.

Je ne comprends pas pourquoi le titre du film a été traduit en français Le secret de Brokeback Mountain. Il n’y a pas de secret dans cette histoire et ce que les protagonistes du film souhaitaient conserver secret leur échappe rapidement. Ils en feront la douloureuse expérience, chacun à sa manière. Le titre original (Brokeback Mountain) centré sur le lieu de leurs amours place mieux le personnage central du film : l’espace-temps américain.

L’espace est double : celui de Brokeback Mountain, un espace large, amical, beau et libre ; le reste de l’espace américain, un espace hostile, étroit et glauque, fait de contraintes, d’oppressions et de difficultés. La traduction du titre en français déplace inutilement et abusivement le centre de gravité du film.

Quant au temps, on a beaucoup parlé de la longueur et de la lenteur du film. Là encore, le temps est dédoublé et est lié à l’espace : le temps à BBM est vif, court et brutal alors que le temps hors de la montagne est pesant, oppressant et dilaté. Je ne peux pas imaginer qu’il s’agit d’une inadvertance lors du montage par Ang Lee.

Parti d’une nouvelle – par définition mince – d’Annie Proulx, le réalisateur nous fournit un film fleuve. On peut donc se demander la nature des ajouts par Ang Lee. Sans avoir lu la nouvelle, j’imagine pour ma part que les ajouts portent justement sur cette ambivalence de l’espace-temps.

Quant à dire qu’il s’agit d’un « western gay », cela me paraît une réduction plutôt inappropriée. Ce n’est pas un film sur l’homosexualité (elle est d’ailleurs peu montrée et plutôt comme une chose urgente et honteuse). C’est un film sur le non-dit, le non-verbal (des séquences entières n’ont aucun dialogue), la difficulté de communiquer. Le personnage d’Ennis est clos comme une huître et ses seules expressions sincères et profondes sont lorsqu’il est seul lors de leur première séparation ou après leur ultime séparation. Quant à Jack, le plus communiquant, il est puni de s’être exprimé. Si le titre n’avait été déjà pris par maître Hitchcock, ce film aurait pu s’appeler La loi du silence.

J’ai donc vu un grand film sur l’Amérique puritaine profonde, sur le poids des conventions sociales et du politiquement correct. Au fond, n’est-ce pas un sujet bien actuel ? Chapeau (en l’occurrence « Stetson ») Monsieur Lee !
Par Tobhogan
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Lundi 13 février 2006

Littéralement, jarhead veut dire « tête de jarre ». Ca sonne creux ! C’est ainsi que les Marines s’appellent eux-mêmes !

Très beau récit de ce Marine envoyé dans le désert saoudien au début de la Guerre du Golfe, après un entraînement dur et abrutissant.

Une non-guerre absurde, sans combat, sans ennemi visible. Le désert des Tartares, en plus absurde encore puisqu’il n’y a rien à défendre. La vie d’une troupe, la soif, la peur, la fatigue, l’ennui, le sentiment d’inutilité. Cette drôle de guerre a duré quatre jours, quatre heures et quelques minutes. Tony, le personnage principal du film, n’a même pas tiré un coup de fusil.

Jake Gyllenhaal qui incarne Tony confirme, après Brokeback Mountain, son très grand talent d’acteur. On n’a pas fini de le voir.

Excellente réalisation qui réactualise le genre du film de guerre brillamment illustré dans un autre contexte par Apocalypse Now et Voyage au bout de l'enfer.
Par Tobhogan
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Dimanche 19 février 2006
Les derniers jours d’Hitler et de ses proches pris au piège dans leur bunker. Un film saisissant d’humanité. On étouffe dans ce huis clos, on croule sous le poids des vanités, des utopies, des fanatismes. C’est cruel de voir que les monstres sont aussi des humains. C’est dur. Ca fait froid dans le dos. Bruno Ganz est ahurissant. Un de ces films qu’on met un bon moment à digérer…
Par Tobhogan
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Vendredi 24 février 2006

Revu ce film fleuve du grand maître Luchino Visconti. Cette évocation du destin de Louis II de Bavière est d’un esthétisme achevé. Une distribution incroyable, le lancinant leitmotiv de Wagner, des décors et costumes somptueux, le tout au service d’une narration certes lente mais riche et intéressante de la vie du roi fou de ses rêves poétiques et de grandeur.

J’ai été ému de revoir l’éblouissante Romy Schneider dans le rôle de l’égérie parfaite.

Par Tobhogan
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Lundi 27 février 2006

Les aventures de Jack, sorte d’Arsène Lupin version pirate. Un scénario astucieux, de l’humour un brin distancié, des moyens énormes font de cette production un spectacle bien sympa et distrayant.

Par Tobhogan
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Jeudi 2 mars 2006

Arte a la bonne idée de programmer ce petit bijou et, qui mieux est, dans la version originale ce qui est trop rare sur les chaînes françaises.

Pas besoin de répéter ici combien c’est drôle et bien fait, plein de rythme et de fantaisie. A prescrire comme un médicament les jours de spleen !
Par Tobhogan
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Mardi 21 mars 2006

Super film !

Les auteurs, une bande de potes si j’ai bien compris, ont créé un univers particulièrement réussi :

Une atmosphère de polar dans le Paris en 2054 ; un code visuel noir et blanc très cohérent et d’un réalisme bluffant ; des tonnes de référence à la BD (Tardieu, les Triplettes de Belleville, Enki+Bilal, etc.) bien sûr mais aussi au film noir des années 50 (Hitchcock, Bogard, etc.) et aux meilleurs des films d’anticipation (Métropolis, Blade Runner, 1984, Bienvenue à Gattaca) ; le tout au service d’une intrigue très bien ficelée sur le thème de la recherche scientifique et du sens du progrès (1984, Globalia (voir ici le 3 février 2006)).

Un mot sur le visuel : ce film a créé et remarquablement exploité un nouveau vocabulaire visuel. S’y mêlent des images calquées sur des acteurs réels, des références à notre immense bibliothèque visuelle commune (le logo Coca Cola qui sera toujours le même en 2054, l’architecture haussmannienne, etc.), des images futuristes (les voitures ressemblent fort aux concepts cars Citroën). L’animation est parfaite, du jamais vu à mon avis.

Restez pour le générique. Je le fais toujours, c’est pour moi l’équivalent des applaudissements au théâtre. Mais là, on apprend plein de choses. Les métiers de maquilleurs, perchmans, etc. ont bien sûr disparu au profit d’une quantité de nouveaux métiers dont je suis bien incapable de restituer la liste. J’ai retenu toutefois que quatre personnes ont assuré l’animation des yeux. La toute fin du générique est mignonne. Les auteurs remercient un tas de gens, font des bisous et des poutous en tout genre pour finir par saluer les bébés de la production. J’imagine qu’il s’agit des enfants nés pendant les six ans qu’a duré la formidable aventure de la création de ce formidable film.
Par Tobhogan
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Jeudi 6 avril 2006

Le cambriolage d’une banque à Manhattan par une bande de malins. Le super casse parfait basé sur une intrigue délicieusement astucieuse. A noter que le scénario a été écrit par un avocat, diplômé en informatique. C’est son premier scénario. Ben, mazette, il est doué !

 

Par Tobhogan
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