Il paraît que Mark Twain disait que le bonheur est contagieux. On voulait bien le croire mais venant d'un amuseur, forcément, on pouvait douter. C'est désormais c'est scientifiquement prouvé.
Une étude publiée en décembre 2008 par le British Medical Journal indique que le bonheur se propage comme des ondes concentriques. L'échantillon de 5000 personnes a été suivi pendant 30 ans dans la bonne ville Framingham, Massachusetts, dans la foulée d'une étude sur les maladies cardiaques (marrant comme on est passé du cœur au cœur…).
Première contagion, je trouve les résultats très réjouissants (extraits d'un article dans l'Express).
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/le-bonheur-est-contagieux-sauf-au-bureau_720156.html
"La probabilité qu'une personne soit heureuse augmente de 42% si un ami qui vit à moins de 800 mètres le devient lui-même. Ce chiffre passe à 25% si l'ami vit à moins de 1,5 km, et il continue de décliner à mesure que l'éloignement croît. Les chances de bonheur augmentent de 8% en cas de cohabitation avec un conjoint heureux, de 14% si un proche parent heureux vit dans le voisinage, et même de 34% en cas de voisins joyeux."
J'adore la formulation. Je vois les tonnes d'algorithmes sur des cartes numérisées qu'il a fallu faire pour sortir ces conclusions qui ressemblent à du Mark Twain ou du Alphonse Allais.
Paraît que ça ne marche pas entre collègues de bureau et je vois, ci-dessus, que ça marche moins bien avec son conjoint. Mince, c'est bien avec ceux-ci et ceux-là qu'on passe l'essentiel de son temps.
Pas grave, on s'en reprend un petit coup (Le Figaro cette fois) :
"La joie des voisins n'a pas d'impact lorsqu'ils habitent à plus de 25 mètres. La tristesse, elle, semble se transmettre moins facilement : en moyenne, chaque ami proche qui devient heureux vous offre 9 % de chance de l'être à votre tour, chaque ami qui devient malheureux augmente votre risque de 7 %."
J'adore.