Nous sommes réunis, nombreux, pour signer un acte. La séance commence comme une cérémonie, la notaire officiant en grande prêtresse. Tout le monde est calme et concentré pendant qu’elle psalmodie sa lecture. Parfois, elle passe en mode homélie pour nous expliquer en termes simples ce qu’il faut en comprendre.
Peu à peu, l’excitation monte dans l’assemblée. C’est qu’on est heureux de signer, nous. Les photos prises sur le vif, les mimiques, les plaisanteries prennent le pas sur la hiératique retenue du début. Les signatures s’achèvent dans un chahut potache sous l’œil ahuri de la notaire démise de son rôle ordonnancier.
On s’en souviendra de cette signature. La notaire aussi.
Excellent Théma sur Arte consacré à l’entretien de la machine humaine. De la greffe du cœur qui a déjà quarante ans, aux xénogreffes en passant par les bidules bioniques et autres pièces détachées. Trois documentaires complémentaires et plutôt bien faits où se mêlent considérations médicales, sujets éthiques, aspects légaux et approches commerciales ! Bien difficile de se faire une opinion.
Seule certitude, le système médical que nous avons connu n’existera plus dans quelques années. Pour le meilleur et pour le pire ?
Dernier roman de Jean-Christophe Rufin, il s’agit d’un excellent thriller dans le monde de l’extrémisme écologique. L’intrigue est planétaire, la trame est hélas dangereusement crédible, la psychologie des personnages est fouillée et, ce qui ne gatte rien, l’humour Rufin est bien présent.
J’en retiens, outre la confirmation que Rufin est un grand romancier de notre temps, que :
Donc… Lisez le livre !
On sort vite quelques chaises autour d’une table ronde en métal. On jette une nappe damassée. On apporte un plateau avec quelques tranches de saucisson, un beau pâté du marché, un gros pain et le Moulin-à-vent de la maison. Installés dans un coin de terrasse au soleil, nous nous émerveillons du beau temps. Les chiennes courent dans le jardin.
Merci Tamara et Philippe pour ce mâchon au soleil.
Les amandiers sont en fleurs, comme les pommiers du Japon et certains forsythias. La nature montre mille éveils précoces.
Des grains alternent avec les éclaircies. Des giboulées, en somme, qu’il faudra peut-être bientôt appeler des giboulées de février.
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