Jeudi 31 janvier 2008
J'ai eu la chance de participer à une conférence-débat de Charles Kleiber, ancien secrétaire d’Etat à l’éducation et à la recherche, en Suisse. Pour illustrer son propos, Charles Kleiber recourt à quantité d'exemples, d'anecdotes et de métaphores. Sélection :
"La Suisse est comme une grande montre à complications où, chaque matin, des milliers d'horlogers règlent de minuscules rouages."
"Faisant la queue pour enregistrer avant un voyage en avion, je vois le passager devant moi être très désagréable avec l'hôtesse au guichet. Mon tour venu, je lui demande : "Comment faites-vous pour supporter une telle agressivité ?" Elle, impavide : "Oh ça…? Pas de problème ! Lui part pour Londres et j'envoie son bagage à Tokyo"."
par Tobhogan publié dans : Mes petits bonheurs
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Mercredi 30 janvier 2008
C’est LE disque de mon enfance. J’ai toujours le vinyl quelque part mais je viens de recevoir une réédition trouvée sur internet. Me voilà, béat, à retrouver les airs et les paroles que je suis surpris de savoir encore par cœur. C’est tout un univers que je retrouve, tout un monde où vivent ensemble…
La batteuse qui est arrivée,
Le gardien de phare qui aime tant les oiseaux et qui crie : "Tant pis, je m'en fous",
Les trois mousquetaires qui, des cinq doigts de la main, tournaient la manivelle d'un petit sous-marin plongeant au fond pour chercher des oursins,
Le linge qu'ils ont tordu, suspendu et repassé,
Les portes qu'ils ont claquées comme les fesses des femmes,
Le grand chemin de fer qui nous a emmenés tout autour de la terre dans un wagon doré
L'oiseau lyre qui vole dans le ciel,
L'enfant qui le voit, l'enfant qui l'entend, l'enfant qui l'appelle : "oiseau, joue avec moi, oiseau",
Le professeur qui crie : "Quand vous aurez fini de faire le pitre",
Le joueur d'orgue de barbarie qui joue du couteau aussi,
La musique qui est si belle, si vivante et si jolie,
La petite fille du maître de la maison sortie de dessous le piano où elle était endormie par l'ennui,
Le petit homme de ma jeunesse qui a cassé son lacet de soulier,
Les baraques de la fête qui, tout d'un coup, se sont écroulées,
La pluie sans cesse sur Brest, celle qui n'est plus cette pluie de fer, de feu, d'acier de sang, celle qui est tout simplement des nuages qui crèvent comme des chiens, des chiens qui disparaissent au fil de l'eau sur Brest dont il ne reste rien,
Les sept éclats de glace de ton rire étoilé,
L'enfant qui s'enfuit dans la nuit, on tire sur lui à coup de fusil, bandit, voyou, voleur, chenapan…
Le bonhomme de neige poursuivi par le froid, avec sa pipe et son vieux chapeau,
L'oiseau rouge et tiède comme le sang, l'oiseau moqueur, l'oiseau qui soudain prend peur, l'oiseau qui vole si doucement,
Les deux escargots qui s'en vont à l'enterrement d'une feuille morte, avec du crêpe autour des cornes, dans le noir, un joli soir d'automne,
Le soleil qui leur dit : "Prenez un verre de bière si le cœur vous en dit",
Le grand plombier zingueur habillé en dimanche et pourtant c'est lundi,
La belle baleine aux yeux bleus, une bête comme on en voit peu,
Le cousin Gaston qui renverse la soupière, la soupière au bouillon,
Le père sur la mer, la baleine en colère,
Le chauffeur de taxi qui fait des cauchemars, quand il est noir, quand il est couché le soir, il a la tête comme un bottin, comme un plan du métropolitain,
Les pupitres qui redeviennent arbre, l'encre qui redevient eau, la craie qui redevient falaise, le porte-plume qui redevient oiseau
Et, naturellement, …
Le raton laveur qui s'en revient à pied, à pied tout autour de la terre, à pied tout autour de la mer, tout autour du soleil, de la lune et des étoiles, à pied, à cheval, en voiture et en bateau à voiles.
par Tobhogan publié dans : Mes petits bonheurs
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Mardi 29 janvier 2008
Le restaurant au bas de mon bureau s'appelle le Michelangelo (bien que tenu par des Portugais…). Bien sûr, diverses évocations du maître décorent les lieux. Ainsi, une photo du célèbre David fait le fond de la carte des mets. Le hasard, sans doute plus que la malignité, a fait que "Cocktail de crevettes" pointe juste sur le zizi de David…
par Tobhogan publié dans : Mes petits bonheurs
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Lundi 28 janvier 2008
C'est un moment toujours guetté que celui de la première dent de lion. C'est ainsi qu'en Suisse on nomme le pissenlit. Une salade bien craquante, acide, au goût métallique, toujours servie avec une vinaigrette, des lardons grillés, des œufs durs et des croûtons. C'est le début du retour du printemps.
par Tobhogan publié dans : Mes petits bonheurs
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Dimanche 27 janvier 2008
Revu cette vieille Bunuellerie. C’est toujours aussi bien. Dignement démodé. Jeanne Moreau est parfaite comme toujours quoique dans un emploi bien étrange pour elle.
par Tobhogan publié dans : Mes films
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