S'il pleut deux jours, c'est un été pourri. S'il fait plus de trente degrés deux jours, c'est la canicule.
Suis allé à Porrentruy avec des collègues de travail.
Le retour a été l'occasion de passer par les petites routes dans les Franches Montagnes. Un petit côté Easy rider dans les verts pâturages du Jura suisse. Ce paysage ancien est doux et vallonné. Le bétail paît à l'ombre noire des sapins. Les grosses fermes hydrocéphales dorment dans la langueur de ce très beau jour d'été.J'ai trouvé sur internet une voiturette de golf électrique d'occasion. Elle est arrivée hier. Comme un gamin, j'ai fait le tour du parc avec mon nouveau jouet. L'idée est de la transformer en véhicule d'entretien avec tous les outils de jardin accrochés à l'arrière, ce qui m'évitera bien des allers et retours.
De manière assez cocasse, ça me rappelle cette série culte Le Prisonnier où les habitants se déplaçaient dans de telles voiturettes et se saluaient d'un jovial "bonjour chez vous" !Des voisins et amis organisent une vente dans leur jardin. Cela donne une forme de Garden Party très charmante et bon enfant. Causette à tous les stands – tout le monde se connaît – quelques achats tout de même et enfin pique-nique à l'ombre des grands arbres du parc.
Un plaisant mélange anglo-bourguignon, en somme.J'aime bien cette brocante. D'abord, c'est à deux pas et on y croise quantité de personnes connues. Mais en plus il y a beaucoup d'exposants, de la bonne marchandise et des prix vraiment de brocante.
Parmi nos trouvailles du jour, une carte postale de la maison, datée du 10 juin 1914 et signée de la main de Madame Geoffray, l'épouse de l'ambassadeur Léon Geoffray alors propriétaire de Vaulx.
On y voit bien l'état du jardin à cette époque.
Le texte est, comme on dit, une lettre de château pour remercier des amis de Grenoble. Les tournures sont délicieusement désuètes. Aucune allusion à la guerre. Elle devait pourtant éclater 18 jours après la rédaction de cette carte !
Pour ceux qui n'ont pas le bon truc qui lit le
machin, voici la photo.
Depuis le temps qu'on nous serine la crise, je guette dans les journaux des signes de reprise. Il y a souvent des petits articles sur telle ou telle activité qui ne s'en sort pas si mal.
Ainsi, j'apprends que Rolls Royce s'en tire bien. Ouf !
Aujourd'hui, on nous dit que les sex-shops suisses ont fait un très bon chiffre d'affaires ces mois passés.
Les voies de la crise sont impénétrables.En quoi le bonheur peut-il bien consister sinon à être pas trop malheureux entre des malheurs !
Jean Rostand